

Sophie Bois a vu le jour au mitan des années soixante-
Comédienne, elle exprime sa créativité entre son implication dans les arts de la scène et l’écriture.
Actuellement, l'auteur vit à Bordeaux, là où sa compagnie de théâtre prépare de nouveaux spectacles.
ISBN : 978-
14 x 21 cm, 78 pages
10,50 euros (TVA 5,5%)
Histoires courtes
Sophie Bois a reçu le prix de poésie Maria Borrini 2010 pour son recueil
"En Équilibre"
paru aux éditions
Le Serpolet.
Sophie BOIS
LÀ OÙ L'ON NE M'ATTEND PAS
« Au matin, les portes se sont fermées. Depuis, je languis. De quoi ? De liberté dans un premier temps.
Je viens de comprendre son importance. Qu’y a-
Ce qui m’importe, c’est d’être là où l’on ne m’attend pas… et de vous y rencontrer.
Onze histoires courtes sur le thème du voyage. Autant de déambulations dans un monde réel ou imaginaire qui nous rappellent que la vie est un voyage, dans le temps, dans l'espace, le nôtre, celui que Sophie Bois sait susciter par une écriture vagabonde.
"Là où l'on ne m'attend pas" est la seconde parution de l'auteur.
Extrait :
[... Si je pouvais, je partirais.
J’ai entendu cette phrase des milliers de fois. C’est la phrase fétiche de ceux qui espèrent. De ceux qui doutent. Qui aimeraient que tout change. D’un coup de baguette magique. Pouf ! Tu es transformé. Métamorphosé en être qui vit. ET qui ose. Parce que le vrai problème, il est là. Pas loin. Juste sous mes yeux. C’est moi. C’est mon nez. Trop grand. C’est mon front. Puissant. Qui cache un cerveau inapte à la décision.
Si je pouvais, je partirais.
Cette phrase, je l’ai si souvent entendue parce que je l’ai si souvent prononcée.
Si je pouvais, je partirais en Patagonie. Le rêve, les chevaux sauvages dans une pampa désertique.
Si je pouvais, je partirais en Australie. Les kangourous, les grands espaces.
Qu’est-
Mais fini. Aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi. Peut-
© ana éditions 2012
Une sympatique interview de Sophie Bois par Frédéric Dussarrat journaliste de
La Grande Radio.fr à propos de cet ouvrage.
A écouter en cliquant ici.
Portrait
Sophie Bois, un peu de soi, un peu des autres...
Elle venait les samedis où nous posions nos chevalets sur la place de l'église Saint-
Sophie, si tu crois en toi, tu peux déplacer les montagnes.
Comment vient le désir d'écrire ? Quand a-
Du je au jeu...
Le goût de la lecture est venu très tôt, toujours motivé par la curiosité des autres
dans ce qu'ils ont de singulier. L'envie d'écrire, après les notes au jour le jour
de l'adolescence, s'est concrétisée dans un style aux formules brèves, où les personnages
ne sont pas dilués dans de longs descriptifs, mais au contraire saisis dans leur
réalité. Faire tomber les apparences, mettre en évidence l'ambiguïté des êtres qui
sous des aspects solides se révèlent fragiles... ou le contraire. C'est dans la nouvelle
qu'elle se sent à l'aise. Comme pour les sketches au théâtre, des histoire brèves,
des personnages entre réalité et imaginaire, décrits avec précision où le lecteur
et le spectateur peuvent entrer dans le mystère de l'autre... ou de soi-
Être édité, c'est, sans rêve de gloire, acquérir une légitimité, rencontrer les autres. Jouer sur scène, c'est "s'exposer" d'une manière différente, avec les mots des autres.
Sophie Bois entre ces deux expressions trouve son bonheur.
Article de Madeleine Lenoble dans la revue culturelle "L'Ormée" – n°87 – août 2010.
(Éditions Le Serpolet : edserpolet@orange.fr)
Photo de l'auteur : Gilles Aubert